Porlwi by Nature

Festival of Contemporary Culture
29 November–3 December 2017
19:00–00:00 (except on Thursday: 20:30-00:00)

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La deuxième édition de Porlwi a placé l’Homme au coeur de sa ville, car les villes sont dans leur essence même liées aux humains. « People » c’était instiller une énergie nouvelle dans notre capitale, à notre patrimoine. C’était la célébration de notre culture, composante essentielle aux joies de la ville. Le Collectif vous a demandé comment vous imaginez le Port-Louis de demain et vous a invité à contempler, à réfléchir à une vision commune, à initier un dialogue, et surtout à vous engager.

Cette année, c’est un Porlwi by Nature qui va s’enraciner dans les rues historiques de notre capitale. Le thème souligne la régénération urbaine et la reconnexion culturelle avec notre terre. C’est une exploration, un désir d’intégrer la Nature dans le quotidien de nos vies. Porlwi by Nature est une célébration de l’essence même de la vie sur Terre. Aujourd’hui dans les villes du monde, les communautés se rassemblent pour repenser la ville de demain.

Respire. Resanti. Rekonekte.

Porlwi invite les Mauriciens et les voyageurs de tout horizon à venir dans la capitale pour respirer, ressentir et se reconnecter. Cette année, le festival est imaginé autour de trois îlots et deux connecteurs, chacun intégrant des composants de l’ADN de Porlwi  Street Light, Street Art, Street Music, Street Food, Performance et Open Ideas. Chaque îlot est lié à une incitation : Respire (Respirer), Resanti (Ressentir) et Rekonekte (Se reconnecter). Ces trois appels à l’action invitent les festivaliers à prendre le temps de regarder autour d’eux et s’imprégner de l’énergie de la ville. C’est une invitation à ressentir — la joie, l’émerveillement, un sentiment d’unicité — et de partager ces émotions avec les autres.

C’est une invitation à se reconnecter avec la Nature, à la considérer et à agir pour elle. Le festival nous donne l’occasion de réhabiliter nos villes, de magnifier notre héritage, d’apprécier les arts et la culture, de renforcer notre identité nationale, de réfléchir à la place de la nature dans le paysage urbain et dans nos vies.

Îlot Citadelle

Respire.

Fort Adelaïde (la Citadelle), qui se profile au-delà de la ville, perché sur sa colline, est d’une certaine manière le poumon de la ville. Les versants de la colline sur laquelle il se tient — majestueux et imposant sont le cadre d’un projet de reforestation par Friends of the Environment avec la collaboration de UNDP-Forena. Le fort donne sur les vieux toits, et les plus récents, les rues trépidantes où fourmillent la foule, le bruit et les souvenirs accumulés des siècles passés. Un sentiment de liberté nous envahit, depuis le haut des collines, où l’on peut apercevoir le port et l’étendue de mer au-delà. Dans l’ombre, les montagnes dentelées se tiennent droites, en forme de demi-lune. Elles aussi paraissent monter la garde.

Photo : Eric Lee

La Rue Bourbon

Les rues de la ville sont ses artères, reliant les lieux les uns aux autres. C’est dans les rues que la ville se vit en réalité. Les gens y construisent leurs maisons, leurs commerces s’alignent le long des pavés. C’est dans ces mêmes rues que des centaines de milliers de personnes ont marché, troqué, discuté, croisé leurs destins… Au coin d’une rue, un musicien fait son numéro. Un saltimbanque déambule le long des rues pavées… Les artistes de rue habitent les recoins, l’ombre de la ville. Ils personnifient son énergie vibrante. Contre le bourdonnement de la ville, ses vrombissements, ses cris et ses klaxons, ces interprètes silencieux captent votre attention, vous attirent toujours plus près. Le passant devient spectateur, fasciné des merveilles de la ville.

Îlot Grenier

Resanti.

La partie oubliée de la ville est chargée d’histoire. Les historiens vont même jusqu’à dire que ce pourrait être le berceau de Port-Louis. Le Grenier, ses rues environnantes et édifices comportent une dimension humaine. Ces lieux sont habités par un flot de migrants (tout Mauricien est directement, ou indirectement, relié à ces endroits), qui ont traversé les frontières de l’île, travaillé au Grenier, été soignés à l’hôpital et ont marché le long des docks, se faufilant entre les entrepôts de pierre  restés frais malgré la chaleur étouffante.

Le Waterfront

Le Waterfront attire ceux qui cherchent du répit face à l’agitation de la ville. Peut-être est-ce dû à la brise iodée ou aux bruits réconfortants du port. Les immenses bateaux amarrés dans la baie, les plus petits naviguant entre les berges. Peut-être est-ce simplement dû aux pensées tranquilles qui traversent notre esprit lorsqu’on se tient à proximité d’une étendue d’eau. Rêves de navires, de voyages en mer, d’exploration et d’inconnu. Le Waterfront connecte la ville à la mer. Il est là pour nous rappeler le rôle de Port-Louis dans la traite des épices : un lieu où les navires et marins pouvaient se reposer, respirer.

Remerciements à Landscope & à la Mauritius Port Authority​

Photo : Paul Choy

Îlot Caudan

Rekonekte.

Le Caudan symbolise la rencontre  c’est un lieu où l’on se réunit et se retrouve, où en famille ou entre amis, on flâne le long du port, se pose à un café, va au cinéma. Il symbolise l’interaction  entre ceux qui s’y baladent et ceux qui contribuent à son existence au quotidien , et finalement l’urbanisme (c’est un modèle de la coexistence entre l’humain et son environnement). Entrer dans le Caudan, c’est être transporté dans un espace à la fois excitant et contemplatif, en bordure du port, dans une espèce de transition entre la terre et la mer. Les édifices sont imbus de références à un passé historique. Le caractère éphémère, fugace, des navires amarrés, se heurte à la mémoire  intemporelle  de notre temps passé au Caudan, de balades le long du port, qui à la tombée de la nuit scintille de mille feux ; de notre contemplation, de notre interaction avec l’autre.